"L’artiste-chercheur et le chercheur-artiste dans les pratiques scéniques actuelles :

étude d’un geste critique"

Première édition de "Performer les savoirs/ Performing Knowledge"

Journées laboratoires

21 - 23 juin 2018

 

Projet

« L’artiste-chercheur et le chercheur-artiste dans les pratiques scéniques actuelles : étude d’un geste critique »

Une grande partie des discours et des pratiques qui émane actuellement des champs du spectacle vivant et de l'art contemporain semble converger ou se cristalliser autour du paradigme de la « recherche ». En réalité, le terme même de « recherche » recouvre des usages bien différents selon les contextes étudiés. Tantôt « laboratoire », « expérimentation » ou « expérience » (Losco-Lena), la recherche à travers et dans les pratiques artistiques implique des implications et des positionnements différents dont rendent compte aujourd’hui un grand nombre d’oeuvres et de propositions issues du spectacle vivant, de la performance ou de l’art contemporain et parmi lesquelles on peut citer, en France, avec éclectisme et à titre illustratif, L’Encyclopédie de la parole de Joris Lacoste, La Bibliothèque de Fanny de Chaillé, Une Histoire de la Performance en 20 minutes de Guillaume Désanges, Le Capital et son singe de Sylvain Creuzevault ou Pour une thèse vivante de Claudia Triozzi. Toutes ces formes invitent à une nouvelle cartographie de collaborations possibles entre artistes, chercheurs, scientifiques, domaines académiques et non-académiques. Assiste-t-on pour autant à l’émergence d’un nouvel éthos d’artiste-chercheur, supplantant les modèles et figures historiques de l’artiste-théoricien et du génie créateur ? Et a contrario, qu’en est-il des chercheurs-artistes qui font de leur recherche une pratique ou une oeuvre artistique et dont les démarches sont de plus en plus débattues, notamment depuis le processus de la réforme universitaire de Bologne ?

 

Cette double évolution, notable dans les histoires des arts vivants (théâtre, danse, performance) et dans leurs enseignements, suscite un grand nombre de questions passionnantes : quelles sont les voies de recherche que défrichent et modélisent les artistes-chercheurs et les chercheur-artistes d'aujourd'hui, figures en miroir mais non gémellaires ? Quels gestes, dispositifs et modes opératoires inventent ou ressuscitent ceux et celles qui se livrent à ces hybridations entre élaboration théorique, expérimentation pratique et création artistique ? Comment s’articulent recherche, création et pédagogie dans le spectacle vivant et au sein de l’Université, que ce soit dans la recherche-création en France ou dans le champ de la practice research anglo-saxonne par exemple ? Expert, bricoleur, artisan, créateur, pédagogue, maître, faiseur, curieux, inventeur, concepteur, penseur, philosophe : autant d'incarnations possibles de figures savantes qui interrogent, voire mettent en crise, le cheminement de leur propre pensée ainsi que la nature, la forme et le contenu de leurs savoirs, que ce soit dans les façons de faire recherche ou dans les formes de partage et de diffusion imaginées. Ce sont ces figures, leur éthos et leurs gestes que nous tenterons d’examiner et d’expérimenter ensemble lors de ces trois journées-laboratories.

 

Comité scientifique : Christophe Bident (UPJV, CRAE), Christian Biet (Paris 10, HAR), Marion Boudier (UPJV, CRAE), Laura Cull (Theatre and Performance Studies, Surrey University), Chloé Déchery (Paris 8, Scènes du monde).

Collaborateurs.trices de la première édition

Metteuse en scène et historienne des sciences, Frédérique Aït-Touati explore les liens entre sciences, littérature et politique et s’intéresse aux manières de développer le savoir par la performance et les arts. Son travail a été présenté au théâtre Nanterre-Amandiers, au théâtre du Passage en Suisse, au HAU à Berlin, à Londres, à la Kitchen de New York ou au Canada. Elle collabore depuis une dizaine d’années avec le philosophe Bruno Latour et développe avec lui différentes formes d’écriture théâtrale et performative, pour faire de la scène une manière de tester de nouvelles hypothèses. Chercheur au CNRS, elle enseigne par ailleurs à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et dirige SPEAP, programme d’expérimentation en arts politiques en résidence aux Amandiers depuis 2014. Elle a notamment publié Contes de la Lune, essai sur la fiction et la science modernes (Gallimard, 2011).

 

 

Christian Biet est professeur d’histoire et esthétique du théâtre à l’université de Paris 10-Nanterre et membre de l’Institut Universitaire de France. Il dirige une équipe de recherche portant sur l’Histoire des Arts et des Représentations (histoire de l’art, théâtre, cinéma, esthétique). Spécialiste du théâtre du XVIIème siècle, de l’histoire des idées et des questions relatives au spectacle, en particulier de l’Ancien Régime, il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages. Ses principaux travaux portent sur l’esthétique du théâtre et sur les questions juridiques et économiques et leur réfraction dans la littérature, enfin sur l’histoire et l’esthétique du théâtre. Il fait partie du comité de rédaction de la revue Théâtre/Public et a dirigé ou co-dirigé plusieurs numéros (L’impact de l’avant-garde américaine en Europe ;  La vague flamande ; Scènes chinoises contemporaines, etc.).

Ses publications les plus récentes sur la performance et le théâtre contemporain comprennent: Revue Théâtre/public n°223 , “Nouvelles écritures européennes”, co-direction du numéro avec Christophe Triau et Laurent Muhlausen, janvier 2017; Revue électronique, Astérion , n°15, « Après la guerre, After the war », Dossier coordonné par Christian Biet et Jean-Louis Fournel, ENS éditions, ENS de Lyon, [En ligne], 15 | 2016, mis en ligne le 23 novembre 2016. URL : http://asterion.revues.org/2841; «D’après Carmelo Bene », dossier coordonné par Christian Biet et Cristina De Simone, juillet septembre 2014 ; Théâtre/Public n°211, « La vague flamande, mythe ou réalité ? », direction Christian Biet, Josette Féral, janvier 2014 ; «Pour une extension du domaine de la performance (XVIIe-XXIe siècles) », in numéro spécial «Performance », direction Christian Biet et Sylvie Roques, N°92, Seuil, 2013; Fiction et économie, Représentations de l’économie dans la littérature et les arts du spectacle, XIXe-XXIe siècles, sous la direction de Geneviève Sicotte, Martial Poirson, Stéphanie Loncle, Christian Biet, Presses Universitaires de Laval, 2013 ; Théâtre/Public n°210, «Théâtre chinois contemporain », direction Christian Biet et Wang Jing, décembre 2013 ; Revue d’Histoire du Théâtre, n° 263, Théâtres de langues chinoises, perspectives contemporaines, dir. Ch Biet et Wang Jing, Revue d’Histoire du Théâtre n°271, 68e année, 2016- III.          

 

Laura Cull Ó Maoilearca est Reader en Théâtre et Performance et Directrice du Centre pour la Philosophie de la Performance à l’Université de Surrey, Grande-Bretagne. Ses livres incluent Théâtres de l’Immanence: Deleuze et l’Ethique de la Performance; Affrontements en philosophie de la performance, co-édité avec Alice Lagaay; Manifesto Now! Instructions pour la Performance, la Philosophie et la Politique, co-édité avec Will Daddario; et la collection Deleuze et la Performance. Laura est co-fondatrice du réseau de Performance Philosophy et co-éditrice de son journal et de sa collection d’ouvrages. Bénéficiant d’une formation en arts visuels, elle publie aussi ses propres créations littéraires ainsi que des travaux collaboratifs conçus avec d’autres artistes - comme, par exemple, The Sea, Lies open avec Tess Denman-Cleaver: une installation sonore et une série de promenades, en réponse au rôle de la marche et du paysage dans la philosophie de Nietzsche.

g.u.i. est un collectif créé à Paris en 2006 par Nicolas Couturier et Bachir Soussi-Chiadmi qui rassemble aujourd’hui Nicolas Couturier, Sarah Garcin, Julien Gargot, Angeline Ostinelli et Benoît Verjat. g.u.i. collabore avec des institutions culturelles et publiques, des groupes de travail, des artistes et mène des projets de recherche et d’initiative mettant en œuvre le design graphique, interactif, éditorial, in situ, méthodologique, et la performance.

documentation en direct/ première édition:  https://g-u-i.net/projects/performing-knowledge 

Artiste Associé.e

Née en 1962, Claudia Triozzi  mène des études de danse classique et contemporaine en Italie et s’installe à Paris en 1985. Parallèlement à son travail d’interprète (avec Odile Duboc, Georges Appaix, François Verret, Alain Buffard, Xavier Leroy et Xavier Boussiron), elle crée ses propres pièces dans lesquelles elle développe la direction de la mise en scène et l’interprétation. Son travail de recherche et de réflexion se fonde sur une transmission où l’expérience du faire, du partage et l’engagement à l’autre fait preuve de pensée ouvrant des espaces de subjectivité et de remise en œuvre du temps.

En 2011, elle entame un nouveau projet intitulé Pour une thèse vivante, sous forme d’épisodes qui se poursuivent (Avanti Tutta, 2014, Habiter pour créer, 2017), dans lequel elle livre sa réflexion sur l’écriture d’artiste, tout en tissant des liens avec des savoirs de tout horizon. 

Son travail se développe aussi bien sur scène qu’au travers de vidéos ou installations, exposées dans les musées ou des galeries. Elle présente ses spectacles sur la scène européenne ainsi qu’aux États-Unis, en Corée, au Japon où elle a bénéficié de la bourse AFAA, Villa Kujoyama, hors les murs, 2004. Elle développe une pédagogie liée à son propre travail en intervenant dans différentes écoles d’art en France et à l’étranger. Elle enseigne à l’Ecole nationale supérieure d’Art de Bourges, et aujourd’hui à l’ENSA de Paris-Cergy). Claudia Triozzi est artiste associée au Centre national de danse contemporaine d’Angers de 2011 à 2013, puis au CDN Théâtre de Gennevilliers. 

Claudia Triozzi, Pour une thèse vivante, 2011, © Olivier Charlot

Bénévoles

Rita Grillo est comédienne, metteur en scène, professeur d’interprétation théâtrale. Masteurante à l’Université Paris 8 en Scènes du Monde, sous la direction de Chloé Déchery. Fondatrice, au Brésil, du collectif théâtral Vulcão [criação e pesquisa cênica] - www.vulcao.art.br - avec lequel elle développe une recherche sur la transposition de la littérature au plateau, de la danse et du mouvement para la Technique Klauss Vianna (dont le résultat est la création du solo A Dor, de Marguerite Duras, mes de Vanessa Bruno - 2016).

Ariane Issartel étudie la littérature comparée, la dramaturgie et la musicologie à l’ENS de Paris. Parallèlement, elle est violoncelliste et metteure en scène de la jeune Compagnie des Xylophages. En septembre 2018 elle débute une thèse sur la place du chant dans le théâtre contemporain, grâce à laquelle elle entend lier recherche et création.

 
 
 
 

samedi 23 juin,

Théâtre Nanterre- Amandiers

10h-20h

vendredi 22 juin,

Centre Pompidou

11h-19h30

Jeudi 21 juin,

MSH-Nord

14h-21h

Programme 2018

Déroulé des journées

Jeudi 21 juin, MSH- Paris Nord, 14h-19h30

 

• 14h Accueil des invité.es et participant.es

• 14h30-15h15 Newton, Pandora et Sawyer, conférence performée de Chloé Maillet et Louise Hervé

• 15h15 Expérimentations : 3 workshops.

-     Claudia Triozzi (Artiste Associée à l’évènement) : « Corps – Voix »

-     Chloé Lavalette (UPJV, doctorante Sacre ENS) et Caroline Lion: « Désirs, déchets, projets : Atelier de recyclage performatif »

-     Marion Boudier et Guillaume Mazeau (MCF Paris 1, historien associé à Ça Ira (1) Fin de Louis de J. Pommerat), « Performer l’archive ».

PAUSE CAFÉ 16h45-17h, Hunt & Darton Café (Jenny Hunt et Susanna Hurst, Grande-Bretagne)

• 17h-18h Ouvertures et présentation du projet « Performer les savoirs / Performing Knowledge » (Marion Boudier et Chloé Déchery) avec une intervention de Christian Biet

• 18h-19h30, Cocktail performé avec Hunt & Darton Café

18h30-18h35, RETOURS (notre journée en 5 minutes) documentation directe avec la complicité de G.U.I et des jeunes chercheurs et artistes associés

 

Vendredi 22 juin, Centre Pompidou, 11h-19h30

 

• 11h Accueil des invité.e.s et participant.e.s

• 11h15-12h00 “In Place of Another”, Keynote de Tim Etchells (directeur artistique de Forced Entertainment, Grande-Bretagne) avec Terry O’Connor (performeuse, membre de Forced Entertainment, Honorary Professor Of Contemporary Theatre and Performance Practice, University of Sheffield)

• 12h00-12h45 Dialogue Art et Science : Avec Yvain Juillard (acteur, auteur et metteur en scène) et le neurobiologiste Yves Rossetti (Inserm, CNEL Lyon 1) : «Neurosciences et créativité : vers un positionnement du spectateur »

 

DÉJEUNER, 12h45 -14h

• 14h-15h30  Expérimentations : 2 workshops.

-     Laurent Pichaud (chorégraphe, professeur associé, département Danse Paris 8), «Performer la recherche »

-     Arthur Igual (comédien, collectif D’ores et déjà), « Improviser à partir du Capital de Marx »  

PAUSE CAFÉ 15h30-15h45

• 15h45-17h, Tests et extrait d’Amis, il faut faire une pause, work-in-progress de Julien Fournet, suivi d’une conversation avec Laurence Corbel (MCF, esthétique et philosophie de l'art, Rennes 2)

• 17h-18h15 : Interventions critiques autour de « Quel(s) geste(s) pour la recherche ? Le savoir a-t-il un corps ? ». Avec Barbara Formis (MCF, philosophie de l’art, Paris 1) et Alix de Morant (MCF, études théâtrales et chorégraphiques, Université Paul Valéry Montpellier 3).  Répondante: Aurore Desprès (MCF, arts de la scène et de la danse, Université de Bourgogne-Franche-Comté).

• 18h20-18h25, RETOURS (notre journée en 5 minutes) documentation directe avec la complicité de G.U.I et de jeunes chercheurs.euses associé.es

• 18h30-19h30 : Présentation de Claudia Triozzi, Artiste Associée, Pour une thèse vivante (extrait)

 

 

Samedi 23 juin, Théâtre Nanterre-Amandiers, 9h30-21h

 

• 9h30 Accueil des invité.e.s et des participant.e.s

• 10h-10h45 “Opening the Circle: Performance Philosophy &/as a radical equality of attention”, Keynote de Laura Cull Ó Maoilearca (Reader, Theatre and Performance Studies, University of Surrey, Grande-Bretagne, et co-fondatrice de Performance Philosophy network)

• 10h45-11h30 Claudia Triozzi, Artiste Associée, « en conversation avec un.e inconnu.e »

• 11h30-13h Expérimentations : 4 workshops.

-     Frédérique Ait-Touati (chercheuse associée au CNRS, metteuse en scène et historienne des sciences), “le théâtre comme laboratoire”

-  Olivier Normand (artiste chercheur indépendant, danseur et chorégraphe) : “Sauter comme Nijinski”

-     Ambra Pittoni (chorégraphe et performeuse, chercheuse indépendante) : «Incarner le savoir. La recherche comme création d'une condition collective »

-     Chloé Déchery, « Attention/distraction: développer un regard performatif (workshop déambulatoire) »

 

DÉJEUNER 13h-14h

Pendant la pause déjeuner : “À l’Horizon” Chloé Déchery avec la collaboration de Lewis Gibson (25 min.), proposition de visionnage d’un paysage pour un.e spectateur.trice à la fois.

 

• 14h-15h30 Peachy Coochy: partage de bonnes pratiques en recherche-création en France.

Avec Laurent Pichaud (chorégraphe, professeur associé, département Danse Paris 8), Virginie Bobin (commissaire indépendante), Barbara Métais-Chastanier (autrice, dramaturge, MCF, études théâtrales, Université d’Albi), Emanuele Quinz (commissaire d’exposition, MCF, histoire de l’art et études théâtrales, Paris 8), Raphaëlle Doyon (MCF, études théâtrales, Paris 8), Flore Garcin Marrou (MCF, études théâtrales, Université de Toulouse), Sabine Quiriconi (dramaturge, MCF, études théâtrales, Université Paris-Nanterre). Modérateur : Eric Valette (MCF, arts plastiques, UPJV).

15h30-15h45 PAUSE CAFÉ

• 15h45-17h Interventions critiques: « Histoires, théories et pratiques de l’artiste-enseignant-chercheur » Mireille Losco-Lena (Pr., études théâtrales, ENSATT) et Evangelos Athanassopoulos (Docteur Paris I, critique d’art). Répondante: Eliane Beaufils (MCF, études théâtrales, Paris 8).

• 17h-18h30 Table-ronde sur les perspectives internationales : « The Artist-as-Researcher / Theorist / Scholar / Philosopher : opening up ways of thinking on and through the stage »

Avec Yvon Bonenfant (artiste sonore, University of Winchester, Grande-Bretagne), Christophe Alix (artiste de la performance et directeur de l’Ecole supérieure des Arts de l’image Le Septantecinq, Bruxelles, Belgique), Gretchen Schiller (chorégraphe et Professeur d’études de danse, Grenoble), Efrosini Protopapa (chorégraphe et Lecturer, Dance Studies Roehampton University, Grande-Bretagne), Martina Rusham, teaching and research assistant  ATW Giessen), Luca Depietri et Marion Duval (artistes chercheurs associés à La Manufacture, Lausanne).

Modératrice : Isabelle Barbéris (MCF études théâtrales Paris 7).

PAUSE APÉRITIVE 18h30-19h

• 18h50-18h55, RETOURS (notre journée en 5 minutes) documentation directe avec la complicité de G.U.I et de jeunes chercheurs.euses associé.es

• 19h-21h Epilogue : The Long Table “On Unfinished Business” par Lois Weaver (artiste de performance et co-fondatrice du duo de performance américain Split Britches et Professeur, Contemporary Performance de l’Université de Queen Mary, Londres).

Et aussi: One thing I did today (in order to make art), une série de micro-documentaires de Chris Eley; des films d’artistes et un étal-bibliothèque.

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Intervenant.e.s

Christophe Alix est artiste, chercheur, enseignant en performance et directeur de l’École supérieure des Arts de l’image Le Septantecinq à Bruxelles. Il a vécu et travaillé pendant près d’une vingtaine d’années en Angleterre, Aston University d’abord, puis en tant que professeur en études théâtrales et des performances à la School of Arts and New Media de l’University of Hull. Sa pratique et sa recherche sur la performance l’ont conduit à publier et performer autour de questions liées à la mise en scène des autres et celle de soi, l’activisme, la technologie, des actions queer et plus récemment à partir d’une exploration socio-artistique d’un quartier ou d’une ville. Il parle alors de « performance invisible », c’est-à-dire une performance fondée sur des échanges de parcours de vie entre artistes et habitants desquels peuvent découler, avec des choix de médiums, formes et contenus variés, des éléments permettant ensuite d’établir une restitution artistique pour le public. Ce projet a donné lieu à l’exposition Voisinage et performance invisible : Douchy à L’Imaginaire / Centre des Arts et de la Culture en novembre 2017. Une publication est en préparation pour 2020. Christophe Alix défend aussi depuis de nombreuses années la place de la pratique artistique comme recherche fondamentale dans les études supérieures, sujet sur lequel il a aussi publié.

 

Vangelis Athanassopoulos est philosophe, historien de l'art et critique. Docteur en Esthétique associé à l'Institut ACTE (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne & CNRS) et membre fondateur de la revue en ligne Proteus, Cahiers des théories de l'art, il est l'auteur de La publicité dans l'art contemporain I. Esthétique et postmodernisme et de La publicité dans l'art contemporain II. Spécularité et économie politique du regard (L'Harmattan, 2009). Il a codirigé avec Marc Jimenez le volume collectif La pensée comme expérience. Esthétique et déconstruction (Publications de la Sorbonne, 2016). Récemment, il a dirigé Quand le discours se fait geste. Regards croisés sur la conférence-performance (Les presses du réel, 2018). Ses recherches portent sur la théorie visuelle, l'esthétique de la communication, la philosophie de la performance et la sociologie de la médiation culturelle.

 

Isabelle Barbéris est maître de conférences en arts de la scène à l'université Paris Diderot et chercheur associé au CNRS. Ses récents travaux portent sur les idéologies démocratiques de la scène contemporaine (théâtre, danse, performance) et la question du naturalisme scénique. Sont à paraître prochainement des articles sur la question des figures du parasite; un ouvrage sur théâtre et réseaux sociaux (Du masque au profil, Editions du bord de l'eau, printemps 2018); une préface au théâtre de Copi (édition Bourgois) et La représentation "inclusive". Critique de l'art sans fin (Titre provisoire, Presses universitaires de France).

 

Eliane Beaufils est maître de conférences en études théâtrales à l’université Paris 8, membre de l’EA 1573 « Scènes du monde et savoirs critiques ». Diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, agrégée d’allemand, elle a enseigné dans les universités de Hambourg, Strasbourg et Paris 4-Sorbonne. Elle est l’auteur de Violences sur les scènes allemandes (Paris, Presses de Paris Sorbonne, 2010), Quand la scène fait appel…Le théâtre contemporain et le poétique (Paris, L’Harmattan, 2014), ainsi que d’une quarantaine d’articles. Ses domaines de recherches ont trait aux esthétiques contemporaines : la performativité des corps et des voix, les esthétiques de la violence et de la douleur, les mouvements de sens dans les dispositifs postspectaculaires, les théâtralités critiques ou poétiques, en particulier dans le théâtre de langues allemande et flamande. Elle débute un nouveau projet de recherches sur les rapports entre arts et politiques climatiques.     

                    

Virginie Bobin développe depuis 2008 des projets curatoriaux collaboratifs pouvant prendre la forme d’expositions, de publications, d’ateliers, de séminaires, d’interventions pédagogiques, de textes ou encore de conversations au long cours avec artistes, commissaires ou chercheur.se.s. En 2014, elle rejoint l’équipe de Bétonsalon - Centre d’art et de recherche comme Commissaire associée, en charge du projet des publics. Avec la directrice Mélanie Bouteloup, elle conçoit et met en oeuvre le projet artistique et culturel de la Villa Vassilieff, lieu de résidences, de recherche et d’expositions ouvert en février 2016 à Paris, dont elle jusqu’en 2018 la Responsable des programmes.

Entre 2009 et 2014, elle a travaillé comme Assistant Curator au Witte de With Center for Contemporary Art à Rotterdam ; Associate Editor de Manifesta Journal ; Chargée de la Coordination des Projets et des Éditions aux Laboratoires d'Aubervilliers ; Curatorial Assistant pour Performa, la Biennale de Performances de New York. Elle a réalisé plusieurs projets curatoriaux et de recherche à Tabakalera, MoMA PS1, e-flux space, The Royal Academy of Fine Arts (La Haye) …

Ses textes ont été publiés dans des livres, catalogues et revues internationaux, dont Metropolis M,Frieze d/e online, A Prior, Manifesta Journal, Flash Art, Zéro Quatre, Art21. Parmi ses projets éditoriaux récents: Re-Publication, co-édité avec Mathilde Villeneuve (Archive Books, 2015), Composing Differences (Les Presses du Réel, 2015) et Qalqalah (revue en ligne co-éditée par Bétonsalon – Centre d’art et de recherche, la Villa Vassilieff et Kadist Paris, 2015-2018).

Elle est membre du Conseil d’administration de l’Ecole Supérieure d’Art de l’Agglomération d’Annecy.

Yvon Bonenfant est professeur à l’Université de Winchester. Ses spécialités portent sur les processus artistiques et les pratiques vocales et élargies. Il est également le directeur artistique de l’association voix-art Tract and Touch. Avec une formation dans la technique de l’”extended voice”, dans la performance interdisciplinaire et les pratiques de création de l’”art-event”, le travail d’Yvon se tourne, depuis 2012, vers les façons d’inviter le grand public à réfléchir à la nature de la voix et au rôle que joue la voix sur la culture de manière générale, en les invitant les membre du public à devenir des “vocalisers”. Ceci l’a amené à réaliser un projet qui a pris la forme d’une visite interactive, d’une installation au Winchester Science Centre et d’une application IPad créée pour et avec des enfants âgés de 6 à 11 ans et avec leurs parents. Ce projet a été soutenu par le programme “Large Arts Awards for Public Engagement” du Wellcome Trust et par le Arts Council England.
Yvon Bonenfant est également théoricien et publie de nombreux articles dans des revues spécialisées reconnues et a présenté des communications dans une dizaine de pays. Au cours des deux dernières années, son travail a été présenté à Light Up Lancaster; au Festival des Lumières de Southampton, au British Art Show Fringe, au Chelsea Theatre, et une installation spéciale “voice-responsive” pour enfants souffrant de difficultés d’apprentissage sérieuses est en cours de réalisation à la Rosewood Free School à Southampton. Dans l’espace de ces douze mois, ses oeuvres dans les espaces publics ont attiré 200 000 personnes. Son travail bénéficie du soutien de l’AHRC, de la British Academy ainsi que de la Wellcome Trust et a tourné dans 10 pays.

 

Laurence Corbel est maître de conférences en Esthétique et Philosophie de l'art à l'université de Rennes 2 et membre de l'équipe Pratiques et Théories de l'art contemporain. Ses recherches consacrées aux écrits d'artistes dans toutes leurs dimensions (théoriques, critiques, fictionnelles) s'étendent désormais aux formes orales des discours d'artistes ainsi qu'aux transferts et interactions entre les arts visuels, la littérature et les champs de la philosophie, des sciences humaines et sociales. Elle a notamment publié Le discours de l'art de l'art. Ecrits d'artistes (1960-1980) aux Presses universitaires de Rennes (2012) et co-dirigé avec Agnès Lontrade La critique : art et pratique, Presses Universitaires du Midi (2016).

Aurore Després est maître de conférences en arts du spectacle à l'Université de Bourgogne-Franche-Comté, membre d’ELLIAD (EA 4661) et chercheur associée d’EsPAS de l’institut ACTE - Paris 1. En lien avec sa pratique de danseuse et de chorégraphe, ses recherches portent sur les logiques de la perception et du geste, du temps et de l'archive dans le champ de l'art chorégraphique contemporain et des nouvelles esthétiques de la danse à la croisée des arts plastiques et de l'art performance. Conceptrice du fonds d'archives audiovisuelles en ligne FANA Danse & Arts vivants, responsable du Diplôme Universitaire Art, danse et performance (2011-2014), elle a dirigé l’ouvrage collectif Gestes en éclats, Art, danse et performance, Presses du réel, 2016.

 

Luca Depietri

Après un diplôme en philosophie et sciences des religions à l’université de Fribourg, il accomplit un Master en Sciences de la communication avec une thèse sur l’expérimentation de formes in(ter)disciplinaires de production culturelle à l’Université de la Suisse Italienne. Il est cofondateur du KKuK (Institut pour la recherche sur l’art, la culture et le conflit) à Vienne, avec lequel il réalise plusieurs projets transdisciplinaires  tels que Il corpo violato: linguaggio della violenza violenza del linguaggio (Milan, Turin, présenté au Théâtre Espace, Turin, 2010), Homo Sacher, Integration Training Application for Smart Immigrant (Homo Sacher, Application d’entrainement à l’intégration pour des immigrants Smart – Vienne, présenté au festival Coded Culture, 2011) Untergangart, Updating the downfall (l’Art de la décadence. Une mise à jour de la chute. Vienne, prod. Tanzquartier Wien, présenté au Museumsquartier Wien, Halle G, 2012) et Kultur-Pause: Kinder Kuratieren (Pause-Culture: Les enfants curateurs, présenté au Büro für weltaustellung, Vienne, 2015).

Pour la Fondation Suisse pour la culture Pro Helvetia il  a coordonné le programme d'échange internationnal SMiR- Swiss Made in Russia et dirigé le programme transfrontalier Viavai - Contrebande culturelle Suisse-Lombardie avant de diriger la recherche en vue du nouveau programme d'échange en Amérique Latine Coincidencia. Il effectue actuellement une recherche pour la Haute École d'Arts Vivants La Manufacture et est actif en tant que dramaturge et médiateur culturel et scientifique pour l'Université de Genève. Il est co-auteur de la publication bilingue “Talking from Violence. Notes on Linguistic Violence» (Artphilein, 2011).

 

Raphaëlle Doyon enseigne la pratique et la théorie du théâtre à l’Université Paris 8. Après avoir suivi une formation pratique (École Jacques Lecoq, Théâtre du Mouvement, Odin Teatret) et joué avec différentes compagnies, elle se forme à l’anthropologie et aux études de genre à l’EHESS et soutient en 2008 une thèse de doctorat (dirigée par Jean-Marie Pradier) sur l’Anthropologie Théâtrale et les actrices de l’Odin Teatret, théâtre-laboratoire fondé par Eugenio Barba en 1964 à Oslo. Elle prolonge ensuite plusieurs pistes recherche : - sur le genre et le théâtre, dernière publication : co-dir. de la revue Horizons/Théâtre sur Genre et arts vivants, avril 2018 - sur la création collective : Les collectifs dans les arts vivants depuis 1980, L’Entretemps, 2014. / - sur les liens entre théâtre et anthropologie : elle fait pratiquer aux étudiant·e·s des restitutions performatives de terrains ethnographiques (Turner, Conquerwood) et prépare actuellement un recueil d’articles et d’entretiens sur les processus de création ethnographiques impliquant des non-professionnel·le·s sur les scènes contemporaines françaises.

Tim Etchells est un artiste et écrivain basé au Royaume-Uni et dont le travail oscille entre performance, arts visuels et fiction. Il a travaillé dans une grande variété de contextes, notamment en tant que directeur artistique du groupe de performance mondialement connu Forced Entertainment, basé à Sheffield. Ses publications les plus récentes incluent Vacuum Days (Storythings, 2012) et While You Are With Us Here Tonight (LADA, 2013). L´oeuvre d´Etchells a été exposée récemment à la Tate Modern, au Cubitt, à la Hayward Gallery et au Bloomberg SPACE (Londres); au Turner Contemporary, au The Grundy and Compton Verney (Royaume-Uni); au Witte de With (Rotterdam); au MUHKA (Anvers); au Kunstverein Braunschweig et à la Kunsthalle Mainz (Mayence).

Actuellement professeur de Performance & Writing à l'Université de Lancaster, Etchells a été lauréat du prix “Legacy : Thinker In Residence” décerné par la Tate/ Live Art Development Agency en 2008. Artiste de la ville de Lisbonne en 2014, il a reçu le prestigieux prix Spalding Gray Award en février 2016. Forced Entertainment a reçu le International Ibsen Award 2016 pour sa contribution novatrice dans le domaine du théâtre contemporain et de la performance.

 

Barbara Formis est Maître de conférences en philosophie de l’art et esthétique à l’Ecole des Arts de la Sorbonne (Paris 1). Membre permanent de l’Institut ACTE, elle est responsable de l’équipe de recherche EsPAS (Esthétiques de la Performance et des Arts de la Scène) et co-dirige avec Mélanie Perrier le Laboratoire du Geste. Elle a notamment publié : Esthétique de la vie ordinaire (2010), Gestes à l’œuvre (dir. 2015) et Penser en corps (dir. 2009).

 

Après des études de philosophie, Julien Fournet essaie vaillamment de reproduire les grandes excitations vécues lors de ses classes vertes en appliquant peu ou prou les mêmes recettes dans le domaine des arts vivants. S’ensuit une série de tentatives hétéroclites : bals littéraires, campings mixtes, parcours urbains, visites guidées, cabarets, projections en plein air (de 2003 à 2007).

En 2007, il s’associe à Antoine Defoort et Halory Goerger avec lesquels il crée deux spectacles. Il occupe la place de comédien-opérateur ou d’assistant-scénographe. Par ailleurs, diplômé en bricolage culturel, il prend également en charge le montage et la production des projets (Cheval 2007, &&&&& & &&& 2009) ; devient un temps tour-operator, tennis-partner, sherpa et co-pilote dans la brousse des tournées.

En 2010, il devient directeur de l’amicale de production (coopérative de projets vivants) et continue son travail de producteur (Germinal 2012).

Il poursuit actuellement deux pistes de création singulières et complémentaires.

L’une est collective, épique et expérientielle. Elle est centrée autour du jeu (fête foraine, chasse au trésor, spectacle en kit, labyrinthe), et s’ins­crit dans des contextes in situ (France distraction 2012, La chasse 2015, Collectif jambe 2016).

L’autre est solitaire, poétique et cérébrale. Elle aborde gaiement des sujets d’ordre philosophique (expérience esthétique et massage moral, science-fiction politique et événement populaire), et prend la forme d’interventions type conférences et travaux manuels (Le jeu de l’oie 2013, Les Thermes 2014, Amis il faut faire une pause 2016).

Indoor ou outdoor, ces deux pistes forment le même dessin et la même politique : elles s’installent dans les plis du réel et tente de le déployer au travers d’expériences frisant l’éternuement.

 

La pratique artistique de Louise Hervé et Chloé Maillet repose sur la narration. Leurs projets rassemblent faits historiques, fiction ou réalités nouvelles et prennent la forme de films, installations et conférences performées. Leur mode opératoire combine le discours scientifique et les commentaires personnels et a été décrit comme une archéologie du savoir. Elles sont nées en 1981 et travaillent ensemble à Paris depuis 2000. Elles ont fondé l’I.I.I.I. (International Institute for Important Items) en 2001. Leur travail a fait l’objet d’expositions personnelles à : Contemporary Art Gallery de Vancouver (CAN), la Synagogue de Delme (FR), FRAC Champagne Ardenne (FR), Kunstverein Braunschweig (DE), Kunsthal de Aarhus (DK) et au Crédac-centre d’art d’Ivry-sur-Seine. Elles proposent une exposition intitulée "Plus de voix humaines, seulement le chant des oiseaux" à la galerie Marcelle Alix (Paris) en avril- mai 2018, Le Carreau du Temple présente Un projet important (2009) du 7 avril au 26 mai (vestiaire n°9).

Hunt & Darton est le nom de la collaboration de Live Art entre Jenny Hunt et Holly Darton, les créatrices du pop-up café multi-primé, le Hunt & Darton Cafe. “Nous faisons toute les deux de l’art depuis que nous avons obtenu notre diplôme à la Central Saint Martins en 2003 et cela fait dix ans que nous travaillons ensemble. En approchant l'art vivant à partir du contexte des beaux-arts, nous défendons, à partir de l’usage de plusieurs supports, une conception sculpturale de la performance. Nous mettons en scène des mots et des mouvements, de façon sensorielle, dans des chorégraphies, et nous mettons en place des espaces alternatifs - souvent en créant des installations au sein desquelles nous performons. Notre travail puise dans nos sources de joie et nos sujets d’anxiété et tourne autour de la vie et des choix qu’elle offre, particulièrement en tant que femmes vivant aujourd’hui en Grande-Bretagne. Nous sommes habitées, dans notre pratique, par le souci de constamment réévaluer notre relation au public et nous privilégions l’ouverture et l’accueil mais aussi les moments de gêne ainsi que la prise de risque, en cherchant constamment à combler le fossé entre l´artiste et le spectateur. Nous optons pour une esthétique brute, crue et conversationnelle”. Commandé dans un premier temps par le Live Art Collective East pour l'Olympiade culturelle, le pop-up Café est apparu au Cambridge City Centre (mai 2012), au Fringe d’Edimbourg (2012 et 2013), dans la rue Lower Clapton Road dans le quartier de Hackney à Londres (janvier à juillet 2013), à la Tate Modern, au Barbican et au Latitude Festival. En 2014-15, le café a été présenté dans le cadre d’une candidature réussie pour le STF Arts Council England, qui a attiré 100 000 nouveaux spectateurs en tournant dans 14 lieux au Royaume-Uni et 3 grandes villes chinoises, avec le soutien du British Council et du Forest Fringe. Les artistes ont récemment reçu une bourse du Arts Council England pour présenter en tournée leur nouvelle pièce publique et interactive en extérieur intitulée Radio Local, une émission de radio enregistrée en direct et construite avec le public présent sur place. Hunt & Darton sont Artistes Associées de Artsadmin et du Cambridge Junction.

Arthur Igual a été formé au Conservatoire National supérieur d’art dramatique dans les classes d’Andrzej Seweryn, Dominique Valadié, Daniel Mesguich, Michel Fau, Muriel Mayette, Philippe Adrien et Árpád Schilling, et dans les ateliers cinéma de Philippe Garrel et Cédric Klapisch. Au théâtre, il joue dans les mises en scène de Muriel Mayette (Les Cancans de Goldoni), Philippe Adrien (Jeu de massacre d’Eugène Ionesco), Árpád Schilling (Mission impossible, atelier Hamlet), Sylvain Creuzevault (Baal de Brecht, Notre terreur, Le Capital et son Singe), Denis Podalydès et Frédéric Bélier-Garcia (Le Mental de l’équipe d’Emmanuel Bourdieu), David Gery (L’Orestie d’Eschyle), Jean-Paul Scarpitta (La Flûte enchantée de Mozart, Les Cahiers de Vaslaw Ninjinsky), Olivier Py (stage autour de L’Orestie d’Eschyle), Jean-Paul Wenzel (Ombres portées d’Arlette Namiand), Frédéric Bélier-Garcia (Le Garçon girafe de Christophe Pellet), Laurent Laffargue (La Grande Magie d’Eduardo de Filippo), Roger Vontobel (Dans la jungle des villes de Brecht), Macha Makeïeff (Trissotin ou Les FemmesSavantes de Molière) et Guillermo PIsani (J’ai un nouveau projet). Au cinéma, il joue notamment dans L’Étoile de mer (Caroline Deruas Garrel), Mes copains et Petit Tailleur (courts-métrages de Louis Garrel), Actrices (Valéria Bruni Tedeschi), La Jalouse (Philippe Garrel) et Mal de pierres (Nicole Garcia). À la télévision, il joue dans À la recherche du temps perdu (Nina Companeez) et Bankable (Mona Achache).

Yvain Juillard se forme à l’INSAS/section interprétation dramatique (Bruxelles). Sur scène, il incarne Louis 16 dans Ça ira (1) Fin de Louis, de Joël Pommerat. Il a travaillé sous la direction de Yoshi Oïda, Michel Dezoteux, Philippe Sireuil, Jean-Baptiste Sastre (Festival d’Avignon), la compagnie Mossoux-Bonté (Danse), Lorent Wanson, Virginie Thirion, Rafaël Spregelburd (École de maîtres).Au cinéma, il tourne dans plusieurs courts et longs métrages. Il est Nox au côté de Nathalie Baye et Maïwen dans la série éponyme réalisée par Mabrouk El Mechri. Passionné de sciences (Master de recherche en Biophysique et Magistère Européen en Biologie Intégrative), il développe depuis 2009 au théâtre de l’L, une réflexion sur les notions d’« identité » et de « réalité phénoménale ». Lauréat 2013 et 2016 d'une bourse d’écriture à la Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon, il écrit et crée «  Cerebrum, le faiseur de réalités » en février 2018 au Théâtre de la Loge à Paris en partenariat avec les neuroscientifiques Yves Rossetti (INSERM) et Céline Cappe (CNRS). Il se produira à la Scène Nationale de Chambéry en février 2019 puis sera en tournée en France et en Belgique en 2020.

 

Chloé Lavalette est élève à l’ENS et masteurante à l’Université Paris III, inscrite, depuis 2015, au sein du doctorat de recherche-création SACRe (Paris Sciences Lettres Research University), Chloé Lavalette effectue sous la direction de Christophe Bident une thèse en Études Théâtrales intitulée Nudité, émancipation, pudeur. Nouveaux enjeux et réceptions de la nudité sur les scènes contemporaines (1990-2018). Formée comme comédienne au sein du Laboratoire de Formation au Théâtre Physique à Montreuil, elle collabore au sein de plusieurs collectifs et compagnies (Collectif Nash, Full Frontal Theatre). Depuis 2017, elle développe Crap, crap, crap... un projet de recyclage par la performance des déchets de sa recherche doctorale.

 

Mireille Losco-Lena est Professeure des universités en études théâtrales, membre de l’équipe de recherche Passages XX-XXI de l’Université Lyon 2, Mireille Losco-Lena est en poste, depuis 2010, à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT), où elle est responsable de la recherche. Elle a publié des articles et des ouvrages sur la mise en scène et les dramaturgies symbolistes et naturalistes au tournant 1900 ; sur les écritures théâtrales comiques dans le champ européen contemporain, et sur les croisements entre études théâtrales et études visuelles (co-direction avec Florence Baillet et Arnaud Rykner, du numéro L’œil et le théâtre de la revue Etudes théâtrales, 2016).

Ses activités à l'ENSATT l'ont amenée à travailler sur la recherche-création et l’émergence d’un paradigme de recherche dans les pratiques théâtrales depuis le début du XXe siècle. Dans ce champ spécifique, elle a co-dirigé, avec Izabella Pluta, le dossier Théâtres Laboratoires. Recherche-création et technologies dans le théâtre aujourd’hui (Ligeia no 137-140, 2015), et dirigé l'ouvrage collectif Faire théâtre sous le signe de la recherche, Rennes, PUR, 2017.

 

Guillaume Mazeau est Maître de conférences en histoire à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre associé de l’Institut d’Histoire du Temps Présent. Il s’intéresse à l’histoire de la Révolution française et aux questions d’épistémologie de l’histoire, en particulier aux différentes formes de transmission et aux usages du passé. Il est l’auteur du Bain de l’Histoire (2009) et prépare un livre d’essais intitulé La Révolution française. Une histoire au présent (2019). Il est également commissaire d'expositions et conseiller historique pour le théâtre et le cinéma.

 

Barbara Métais-Chastanier est autrice et dramaturge. Elle a collaboré avec Noëlle Renaude à l'écriture des Accident* et avec Gwenaël Morin sur le projet du Théâtre Permanent en 2013 et 2014. Keti Irubetagoyena (Embrassez-les tous, Centquatre, 2012, Il n’y a pas de certitude, La Commune, 2016, La Femme® n’existe pa*, L'Échangeur, 2018) et plus récemment Marie Lamachère (Nous qui habitons vos ruines, 2017) ont mis en scène ses pièces. En 2015, avec Olivier Coulon-Jablonka - qui en signe la mise en scène -, Camille Plagnet et huit comédiens sans-papiers habitant dans un squat à Aubervilliers, elle crée 81 avenue Victor-Hugo au CDN La Commune. La pièce est ensuite reprise dans le cadre du Festival d’Avignon, à Riga, Marseille et à Paris dans le cadre du Festival d’Automne. De cette aventure, elle tire le récit Chroniques des invisibles (Passager clandestin, 2017) qui donne lieu à une lecture musicale créée à Théâtre ouvert (2017) avec Julie Moulier et Sarah Métais-Chastanier. Par ailleurs, maîtresse de conférences en littérature contemporaine et arts, Barbara Métais-Chastanier poursuit ses recherches dans le domaine de la recherche-création, des écritures du réel et des dramaturgies du document au sein du laboratoire LLA-Créatis (Toulouse II). Avec Muriel Plana, elle co-dirige  la collection de théâtre contemporain « Nouvelles scènes francophones ».

 

Alix de Morant est Maître de Conférences à l’université Paul-Valéry Montpellier 3 et membre du RIRRA 21 (EA 4209). Elle est à ce titre associée au Master EXERCE adossé à l’université Paul Valéry et à ICI-Centre Chorégraphique National de Languedoc Roussillon dirigé par Christian Rizzo et dirige le Master pro DAPCE. Auteur avec Sylvie Clidière d’Extérieur Danse, essai sur la danse dans l’espace public, (Montpellier, L’Entretemps 2009) elle a participé aux ouvrages, La scène et les images (Paris, CNRS 2001), Butô(s) (Paris, CNRS, 2002), Rythmes, flux, corps. Art et ville contemporaine (CIEREC-Presses Universitaires de Saint Etienne, 2012), Danser la rue (Presses Universitaires de Rouen, à paraître). Outre son intérêt pour les démarches chorégraphiques in situ et les expériences participatives en espace public, ses recherches portent sur les esthétiques chorégraphiques contemporaines et la performance.

 

Olivier Normand est danseur, chorégraphe, chercheur. Après des études de Lettres Modernes, il se forme à la danse contemporaine dans le cadre du programme ex.e.r.ce (dir. Mathilde Monnier et Xavier Le Roy) au Centre Chorégraphique National de Montpellier, et du programme Transforme à l'Abbaye de Royaumont (dir. Myriam Gourfink). Il se forme également au jeu théâtral et au chant lyrique dans le cadre des Conservatoires Régionaux de Montpellier. Depuis 2007, il est interprète, entre autres, pour Mathilde Monnier, Alain Buffard, Fanny de Chaillé, Béatrice Massin, Joris Lacoste, Bruno Geslin, Lorenzo de Angelis et Emilie Rousset. En 2009 il a réalisé à l'Université Paris 8 un mémoire de Master sur Vaslav Nijinsky. Récemment, il a entrepris un travail écriture sur le métier d’interprète : « Sous le regard, essai sur le désir de scène ». Il signe également des pièces, à forte dimension musicale, ICI (avec Mylène Benoit), puis L’Artificier et Récital.

 

Terry O'Connor est l’une des membres fondatrices de Forced Entertainment, un collectif de six artistes basé à Sheffield et qui fait des spectacles depuis 1984. En 2016, la compagnie a reçu le prix international Ibsen pour sa contribution à la création théâtrale. En 2009, O’Connor a reçu une bourse du AHRC pour un Creative Fellowship à l’Université de Roehampton et en 2011 elle a été nommée Professeur de théâtre contemporain et de pratique performative à l’Université de Sheffield. En novembre 2016, O’Connor a reçu une autre bourse Creative Fellowship au sein d’une collaboration entre l’Université de Birmingham, le Royal Shakespeare Company et le Shakespeare Institute. Sa pratique de recherche s’articule autour des processus d’improvisation et expérimentaux et des esthétiques collaboratives au sein de la performance contemporaine.

Laurent Pichaud est chorégraphe et interprète, directeur artistique des projets x-sud, et artiste chercheur associé au département Danse de l’université Paris 8, après avoir participé à l’élaboration et au suivi du master exerce – études chorégraphiques «Recherche et représentation» de l’IcI-ccn Montpellier – université Paul-Valéry).

À l’intérieur de ses créations et recherches, il privilégie les questionnements sur l’inscription d’un geste chorégraphique dans des champs non spécifiquement artistiques ou théâtraux – pratiques in situ, pièces à dimension territoriale auprès d’habitants –, ou encore son compagnonnage avec la chorégraphe américaine Deborah Hay – auprès de laquelle il est tour à tour interprète («O, O» en 2006), assistant (depuis 2008), co-chorégraphe (indivisibilités, en 2011), puis plus récemment traducteur –, qui lui permet d’observer comment une écriture textuelle se déploie comme outil de documentation et de transmission du geste dansé.

En 2018, en résonance à son propre travail de chorégraphe et comme nouvelle étape de ce compagnonnage, Laurent Pichaud débute une thèse de création à l’université Paris 8 sur le sujet : Faire de l’in situ dans l’œuvre d’une autre artiste, Laurent Pichaud - Deborah Hay.

                                

Ambra Pittoni est une artiste et chercheuse indépendante qui vit et travaille entre Turin et Paris. Elle a, entre autres, présenté ses oeuvres à De Appel (Amsterdam), OGR (Turin), Maga Museum of art (Milan), CCA Zamek Ujazdowski (Varsovie), Ashkal Alwan (Beyrouth), Roberta (Frankfurt), Museo Apparente (Naple), Sophiensaele (Berlin), Clog (Turin). Elle est professeure associée à l’Académie des Beaux Arts de Milan (NABA). Entre 2015 et 2018, elle a été invité à participer, comme artiste/chercheuse, au projet de recherche Ricerca X aux Centre Chorégraphique des Lavanderie a Vapore (Collegno). Depuis 2009, elle collabore avec l’artiste français Paul-Flavien Enriquez-Sarano. Ensemble, avec la commissaire d'exposition Lucrezia Calabrò-Visconti, ils ont fondé The School of the End of Time, projet officiel du programme éducatif de la Biennale de Moscou 2018.x

Efrosini Protopapa est une chorégraphe et chercheuse basée à Londres. Ses centres d’intérêt portent sur mes pratiques expérimentales et conceptuelles entre danse, théâtre et performance et ses travaux récents se concentrent sur des notions telles que la réflexion, la négociation, le désaccord, l’amitié, la valeur et le travail en performance. Protopapa a présenté son travail chorégraphique en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Grèce, et elle a récemment tourné un travail commandé par Siobhan Davies Dance. Dernièrement, Efrosini travaille sur un projet de recherche chorégraphique intitulé The Friend at Work et a co-édité The Practice of Dramaturgy: Working on Actions in Performance (Valiz, 2017). Protopapa est Lecturer (MCF) en Danse à l’Université de Roehampton où elle coordonne le programme en Master de Chorégraphie et Performance. Elle enseigne également à l’étranger et a publié dans des revues, des publications artistiques et des catalogues pour des festivals de performance.

 

Emanuele Quinz est historien de l’art et commissaire d’exposition. Maître de conférences à l’Université Paris 8. Depuis 2012, il aussi enseignant-chercheur associé à l’EnsadLab, Ecole Nationale Supérieure des Arts décoratifs / PSL, dans le cadre du programme de recherche Reflective Interaction, où il co-dirige le séminaire doctoral. Ses recherches explorent les convergences entre les disciplines dans les pratiques artistiques contemporaines : des arts plastiques à la musique, de la danse au design.

Il est l’auteur de Le cercle invisible. Environnements, systèmes, dispositifs (Les presses du réel, 2018), et il a dirigé ou codirigé plusieurs ouvrages dont Digital Performance (Hyx, 2002), Strange Design (avec J. Dautrey, éditions it:, 2014), Esthétique des systèmes (Les presses du réel, 2015), Behavioral Objects I (avec S. Bianchini, Sternberg 2016), Uchronia (avec F. Apertet, A. Vigier, Sternberg 2017).

Il a été commissaire d’expositions internationales comme Invisibile (Sienne, 2004), et, avec L. Marchetti,  Dysfashional (Luxembourg, 2007; Lausanne, 2008; Paris 2009; Berlin, Moscou 2010, Jakarta 2011), Basic Instincts (Berlin 2011, Arnhem, Shenzhen 2012).

 

Sabine Quiriconi est dramaturge, membre du laboratoire HAR (Histoire des arts et des représentations) et maîtresse de conférence à l’Université Paris Nanterre où elle dirige, avec Christophe Triau, le master “Théâtre : mise en scène et dramaturgie”. Elle enseigne la pratique et la théorie et donne régulièrement des cours d’histoire du théâtre et de dramaturgie à l’école du TNS. Ses travaux de recherche portent sur le théâtre contemporain (textes et mises en scène). Depuis 2013, elle organise des ateliers laboratoires de recherche-création dédiés à la scène et aux nouvelles technologies dans le cadre du programme IDEFI CréaTIC dont elle préside le conseil d’orientation pédagogique.
Elle a travaillé à la dramaturgie de plusieurs spectacles mis en scène, notamment, par Eric Vigner.

 

Yves Rossetti est professeur de physiologie à la faculté de médecine de Lyon et chercheur au centre de recherche en neurosciences de Lyon. Ses recherches et son enseignement sur les neurosciences cognitives de la perception et de l'action ainsi que sa formation en communication non violente l'ont amené à développer une réflexion pédagogique sur notre lien complexe à la réalité. Nous ne percevons pas la réalité et en même nous devons interagir avec elle de façon efficace. Notre équipement sensoriel et nerveux a donc évolué pour s'ajuster à cette nécessité en formulant des interprétation du monde. Ces interprétations sont généralement utiles à nos interactions avec le monde mais peuvent s'avérer trompeuses. Les illusions ne révèlent pas que notre cerveau nous trompe mais bien plutôt les astuces qu'il a développé pour rendre compte de la complexité du monde. La seule véritable erreur consiste à confondre nos interprétations avec la réalité... Prendre notre interprétation pour la réalité peut avoir des conséquences néfastes sur notre représentation du monde, sur nos interactions avec le monde et également de façon déterminante sur notre communication avec autrui. L'expérience et la prise de conscience du hiatus entre la réalité et l'évidence de notre interprétation offre donc la possibilité de relativiser nos certitudes et de modifier son rapport au monde et à l'autre en développant la prise de perspective.

Martina Ruhsam est artiste, auteur et conférencière vivant actuellement à Francfort-sur-le-Main. De 2006 à 2017 elle a réalisé de nombreuses performances, interventions, projets transmédia, et collaborations artistiques (principalement avec Vlado G. Repnik) qui ont notamment été présentés au Tanzquartier Wien, dans le cadre du festival de Vienne (Wiener Festwochen), au Cankarjev Dom, au Kino Šiška (Ljubljana) et au MSUM (musée d´art contemporain Metelkova/Ljubljana). De 2008 à 2009 elle a travaillé au sein du Département des matières théoriques du Tanzquartier Wien. En 2011 sa monographie Kollaborative Praxis: Choreographie a été publiée par Turia + Kant. À présent, Rusham est enseignante et chercheuse associée à l'Institut des Études Théâtrales appliquées à Giessen, où elle effectue également son doctorat sur l’entremêlement des corps humains et non-humains dans les chorégraphies contemporaines (sous la direction de Prof. Dr. Bojana Kunst).

Gretchen Schiller est chorégraphe et Professeure à l’Université Grenoble Alpes. Elle dirige la Structure Fédérative de Recherche Création qui s'installera dans les nouveaux locaux de la Maison de la création et de l'innovation en 2019. Elle est chercheuse principale du Performance Laboratory - un projet du label IDEX réunissant des universitaires de la géographie, des arts de la scène et de l'informatique sur une période de 3 ans et demi. Les recherches de Schiller dans le domaine de la chorégraphie se concentrent sur la notion d’agentivité incarnée à travers des installations participatives, des “danses d´écran”, des performances, des ateliers et l´écriture critique.

Née au Canada et élevée au Brésil, en Colombie et en Australie, elle a obtenu son B.A. en danse et en études canadiennes francophones de l´Université Calgary (Canada), son M.A. en chorégraphie de l’UCLA (États-Unis) et son doctorat au sein du programme de recherche en science, technologie et art de l'Université de Plymouth (Royaume-Unis). Elle a aussi été étudiante indépendante/ auditrice au département des arts visuels du MIT Cambridge (États-Unis).

 

Eric Valette, est artiste et Professeur des Universités en arts plastiques à l’Université de Picardie Jules Verne (Amiens). Il est un des membres fondateurs du Collectif Suspended spaces. Actif depuis 2007, ce collectif d’artistes et de chercheurs travaille à partir d’espaces fragiles, en suspens, dont le devenir a été empêché pour des raisons de conflits politiques, économiques ou historiques. Les recherches d’Eric Valette interrogent la question de la représentation, et il s’est plus particulièrement intéressé à la perspective et le rapport au réel. Son travail plastique utilise la vidéo montrée en installation, mais aussi le dessin et la conférence-performance. Il collabore également régulièrement avec le chorégraphe de Bruxelles Mauro Paccagnella, pour des performances, installations vidéo, et spectacles. www.ericvalette.net  |  www.suspendedspaces.net

Lois Weaver est une artiste, activiste et Professeure de performance contemporaine à l'Université Queen Mary de Londres. Depuis 1980, elle est auteure, réalisatrice et performeuse avec Peggy Shaw et Split Britches. Ses expérimentations dans le domaine de la performance comme moyen d’engagement du public comprend Long Tables, Porch Sittings, Care Cafe et son personnage porte-parole de Tammy WhyNot. Un livre à propos de son travail sur la performance, The Only Way Home Is Through the Show, édité par Jen Harvie, a été co-publié par Intellect Books et The Live Art Development Agency en 2015. Lois a reçu la bourse Guggenheim ainsi que le soutien de la fondation Wellcome Trust pour l’Engagement et a été récompensée en 2018 du prix WOW Women in Creatives Industries Award for the Fighting the Good Fight.

Interventions

Performances, spectacles, work in progress, conférences performées

 

Louise Hervé et Chloé Maillet : "Newton, Pandora et Sawyer", Maison des Sciences de l’Homme, 21 juin

Conférence performée de notre expérience récente de collaboration avec une galerie d'art contemporain et une ménagerie pour échanger des objets entre humain et kea (perroquet de Nouvelle Zélande). Newton, Pandora et Sawyer sont les trois noms des perroquets.

 

Hunt and Darton Café - “le pop up du pop up”, Maison des Sciences de l’Homme, 21 juin

Le Hunt & Darton Cafe est un pop-up entre l'installation et la performance interactive ainsi qu'un café parfaitement opérationnel où la nourriture, le service et le commerce sont des actes artistiques, grâce aux serveurs et aux serveuses, aux journées à thèmes et à l'exceptionnelle spécialité de la maison: le sandwich au rôti de boeuf. Jenny Hunt et Holly Darton mettent à nu les mécanismes du fonctionnement d'un café en présentant tous les éléments de leur opération à la façon d'oeuvres d'art - du partage de leurs relevés bancaires au choix méticuleux de couverts chinés dans des boutiques de charité. Le Hunt & Darton Café invite à la participation ludique et à des rencontres sociale qui aient du sens. Le café peut ainsi fonctionner à la façon d'un lieu autonome in-situ ou transformer un espace existant de façon temporaire (galerie, théâtre, espace public, tente en extérieur). Hunt & Darton privilégient une approche humoristique du service et encouragent leurs invités à ne pas avoir d'attentes trop élevées - c'est mieux comme ça.

Julien Fournet, Extrait d’Amis, il faut faire une pause ensemble, work-in-progress, Centre Pompidou, 22 juin

Type de spectacle : randonnée philosophique

Une pause. Se laisser aller dans la cascade, s’approuver dans les bassins, trouver ses événements, consentir au sentier, s’aban­donner aux vagues. Enfin, s’enfoncer jusqu’aux genoux dans les algues et ressentir sa pleine vitalité.

Conçue comme un petit laboratoire portatif et évolutif, cette « classe verte du spectacle » est une exploration philosophico-burlesque de ce qu’on fait et de ce qu’on traverse tous les jours : notre propre culture. On tente de redessiner, avec nos outils et de façon parfois rocambolesque, les liens périlleux entre art, éthique et politique avec une résolution : se rendre disponible pour de nouvelles rela­tions aux choses, aux œuvres et aux événements.

 

Claudia Triozzi: Pour une thèse vivante  (extrait), Centre Pompidou, 22 juin 2018

« Comment penser la recherche en art dans une action qui voudrait privilégier la pratique ? » telle est la question à laquelle s’attelle Claudia Triozzi dans cette thèse qui cherche à comprendre l’écriture de l’artiste. En procédant à un travail réflexif sur ses expériences antérieures, mais aussi en convoquant sur le plateau des personnalités aux savoir-faire les plus divers : un chercheur, un boucher qui passe son temps à découper un quartier de viande, un tailleur de pierre qui travaille au burin, un modèle vivant qui pose, calmement, ou encore un âne qui déambule sur le plateau. Tous, dans leurs actions, et au travers des interrogations que Claudia Triozzi partage avec eux sur leurs métiers et leurs pratiques, rendent centrale la question du corps et participent à s’attaquer à la deuxième question qui anime cette oeuvre : « qu’est-ce qu’être en performance ? »

Ce projet recouvre, chez Claudia Triozzi, un triple questionnement sur sa propre pratique de la performance, l’histoire de la pratique elle-même et la performance entendue au sens large de tout corps exerçant une activité donnée. Où l’on retrouve la question du corps social, du métier.

Pour mener à bien cette recherche au long cours, la chorégraphe s’entourera de nombreux intervenants sur le plateau et à travers des entretiens filmés. Elle invitera des collaborateurs artistiques, des personnes issues d’autres champs professionnels (boucher, modèle de cours de dessin, tailleur de pierres...) et des personnalités marquantes de l’histoire et de l’actualité de la performance artistique.

 

Chloé Déchery, en collaboration avec Lewis Gibson, À l’Horizon, audio-performance in-situ, Théâtre Nanterre-Amandiers (Parc André-Malraux), 23 juin 2018

À l’Horizon est une pièce sans performers, une contemplation à mots couverts qui se passe uniquement dans la tête du spectateur. Expérience in-situ qui a lieu en plein air, qu’il vente ou qu’il fasse beau, cette version sera proposée au parc André-Malraux qui jouxte le théâtre Nanterre-Amandiers, devant l’étang, et en présence de ses deux cygnes, hôtes de ces lieux. Une vingtaine de spectateurs seront ainsi invités à venir s’asseoir sur des chaises les un.e.s à côté des autres et, un casque sur les oreilles, à regarder (à bien regarder) au devant et autour d’eux. En suivant une partition qui mêle éléments descriptifs, récit d’observation documentaire et fragments fictionnels, le dispositif s’offre comme une rêverie guidée, une “proposition de visionnage d’un paysage” conduite toute à la fois en groupe et de façon solitaire.    

Keynotes et interventions critiques

Keynotes

Tim Etchells, In Place of Another, Centre Pompidou, 22 juin

Avec son texte In Place of Another, Tim Etchells s’appuie sur la diversité et l’étendue de son travail réalisé en tant qu’artiste et chercheur afin d’examiner la dynamique dialogique qui existe entre différentes formes de discours et de pratiques. À partir d’une réflexion sur la place de la fiction et de la théorie dans son oeuvre et en s’inspirant d’extraits de journaux de création et d’éléments théoriques sur la performance, cette conférence inaugurale (Keynote) explore la friction génératrice qui existe entre les différents systèmes de signification et les différentes formes de savoir et de non savoirs que ces systèmes produisent. En poursuivant l’approche qu’il avait déjà développée avec son livre Certain Fragments, Etchells exploite également la forme de la conférence pour engendrer et activer une tension performative, en hybridant les genres et les approches, afin de créer une constellation de matériaux interreliés et déconnectés. In Place of Another étant conçu et écrit comme un texte destiné à être dit, en son absence, par un.e invité.e, Echtells met en scène la tension particulière qui existe au coeur de toute performance. En explorant les rôles du/de la messager.ère, du/de la représentant.e, de l’acteur.trice et de l’intermédiaire, cette intervention propose de mettre en jeu ce que “remplacer” ou “prendre la place de” veut dire et d’examiner le rôle que le langage et la performance jouent lorsqu’ils marquent ou invoquent la présence de corps absents.

 

Laura Cull, Ouvrir le cercle: la philo-performance et/comme une radicale égalité d'attention , Théâtre Nanterre Amandiers, 23 juin

En préparant et en partageant cette communication, j'ai cherché à rassembler un éventail de sources dont l’interaction pourrait esquisser les grandes lignes d’une figure du « philosophe de la performance » et plus spécifiquement, du rôle du philosophe de la performance dans le contexte de la recherche artistique, en relation avec la production d’un stade post-anthropocentrique de la pensée. Ces matériaux incluront la non-philosophie de François Laruelle, l’épistémologie féministe posthumaine de Vinciane Despret et le travail performatif interespèces des compagnies de théâtre Fevered Sleep et Every House has a Door – des pratiques de pensée qui fournissent des concepts et des techniques comme autant de ressources permettant d’adopter et d’incarner une éthique immanente de la pensée, qui pense aux côtés de, plutôt qu'à propos de, d’autres choses (déjà pensantes, que ce soit en terme de relation entre philosophie et arts, ou entre humains et non-humains. Si les pratiques académiques dominantes tendent encore à démontrer une autorité de la philosophie sur la performance, ainsi qu'une autorité de l’humain sur le non-humain, comment pouvons-nous alors structurer la possibilité, non seulement d’une « philosophie de la performance», ou d’une philosophie « de » plutôt que « sur » la performance, mais aussi d’une philosophie qui performe – simultanément – une éthique posthumaine de la pensée ? À travers quelles techniques pourrions-nous exposer la philosophie à la « force épistémique » de la performance (Cazeaux 2017:9), en incluant son expression chez des acteurs aussi bien non-humains qu’humains ?

 

Interventions critiques 1 : Quel.s geste.s pour la recherche? Le savoir a-t-il un corps?, théâtre Nanterre-Amandiers le 23 juin

Barbara Formis : “Formes de résurgence : la vie gestuelle des idées”

Une idée surgit toujours dans une situation spécifique. Nous ne pensons jamais de façon abstraite, déconnectée de tout contexte, mais tissons notre pensée en lien constant avec ce qui nous entoure, avec ce qui nous habite et avec ce que nous ressentons. Penser est une expérience complexe qui tient compte du contexte matériel et particulier dans lequel une idée se façonne, mais aussi des notions préalablement acquises tout comme de notre humeur passagère et de l’état physique du moment. Cette étoffe matérielle et émotionnelle de la pensée est redevable non pas seulement d’une certaine psychologie, mais aussi d’une forme de mouvement particulier, d’une dynamique du savoir qui se donne sous forme d’enquête et en dévoile le geste immanent.

Il s’agit donc de donner à voir le pragmatisme de la pensée par son assise somatique et son rythme propre afin de rendre compte de tout le contexte qui permet une pensée : des conditions de possibilité de l’émergence et de la résurgence d’une idée. Ce contexte comprend non pas seulement les conditions physiques dans lesquelles une pensée est plus propice à se développer et croître, mais aussi ce que nous n’avons pas l’habitude de considérer comme une partie prenante de la vie intellectuelle : les idées confuses liées à la distraction, l’erreur, l’hésitation, le doute et la perplexité. La pensée comme mode de recherche est donc qualifiée par une opacité et un dynamisme interne auquel on doit être fidèle, sans être tenté par l’exercice de la clarification.

 

Alix de Morant: “Dans quelle mesure le savoir mobilisé et la théorie produite par les artistes de la scène contemporaine soutiennent-ils et contribuent-t-ils au développement de leurs pratique ?”

« Je recherche » disait Smithson, « un ordre irrationnel qui se développerait sans aucune programmation préalable”[1]. Comment faire en sorte, lorsqu’une recherche part du  geste chorégraphique pour l’expliciter, de ne pas circonscrire un champ si fécond d’expérimentations pour le soumettre à l’étude ? La question des savoirs comme des acquis  est bien à mettre en doute, à laquelle pourrait se substituer celle du « dépassement de l’étude»[2] dès lors que l’on initie la recherche à partir de la pratique, avec ses essais, ses  impasses, ses réussites et ses ratés et que l’on part du studio ( que ce lieu soit ouvert ou fermé) comme lieu de production des savoirs. La recherche, celle de l’artiste ou-et du chercheur, celle de l’artiste avec le chercheur, ne saurait faire l’économie de cette part d’imprévu qui résiste au programmatique : chaque recherche, en se développant, créant  progressivement son propre ordre « irrationnel ». Dans un article ancien, « Notes pour une recherche en danse[3] », Laurence Louppe évoquait une recherche en danse qui « ne s’oriente pas que vers des objectifs qu’elle se donne mais selon le lieu d’où cette recherche émane ». Partant du corps comme entité et devenir, manifestation du vivant, tout à la fois aspect et présence, site et réseau, ensemble de savoirs, de sensations et d’affects, le chercheur en danse pourrait prétendre se satisfaire de ses propres  acquis corporels et intellectuels et croire compter sur ses propres stratégies abductives et interprétatives pour apposer ou superposer des cadres qu’ils soient philosophiques, phénoménologiques ou somatiques. Or ce geste dansé, qui advient, se déplace, se réactualise, le désoriente et l’oblige sans cesse à se re-mobiliser physiquement et mentalement pour en une orientation active, réinitialiser une approche qui pourrait débuter par un tout premier geste d’attention.

 

 

[1] Smithson cité par Jean Pierre CRIQUI, « Ruines à l’envers » ( introduction à la visite des monuments de Passaic par Robert Smithson, New Jersey 1967», in  Un trou dans la vie, Desclée de Brouwer,2002.

[2] Pierre-Damien Huyghe, in Contretemps-De la recherche et de ses enjeux, Paris, editions B42, 2017, p.29

[3] Laurence Louppe, «  Notes pour une recherche en danse », in Contredanse, Paris, décembre 2003

 

 

Interventions critiques 2 : « Histoires, théories et pratiques de l’artiste-enseignant-chercheur », théâtre Nanterre-Amandiers le 23 juin

Vangelis Athanassopoulos : “Performance et réflexivité”

L'idée est d'explorer le glissement de l'acte de langage vers le concept de geste discursif, mis au jour par Quand le discours se fait geste. Regards croisés sur la conférence-performance, ouvrage collectif que j'ai récemment dirigé aux Presses du réel. Les rapports entre création, recherche et éducation seront abordés sous le prisme de la vidéo (Harun Farocki). Il s'agit d'envisager la possibilité de modèles alternatifs de réflexivité artistique, en insistant sur le caractère performatif de l'opération par laquelle l'on tente d'accéder à une certaine conscience de soi, et cela depuis Descartes.

 

Mireille Losco Lena : "L'artiste de théâtre et l’ethos de la recherche : quelques perspectives historiques"

Je me propose de revenir sur la démarche qui m’a amenée ces dernières années à interroger la notion de recherche dans les pratiques théâtrales contemporaines. Plutôt que de limiter la notion de recherche à une activité académique récente en Europe – sur le modèle de la recherche-création québécoise et la practice-as-research anglo-saxonne -, il est important d’ouvrir la perspective historique et de repérer qu’un paradigme de recherche s’est constitué depuis un siècle chez les artistes de la scène, en lien avec l’esprit de réforme et de réinvention du théâtre qu’on a appelé le « théâtre d’art », en sorte que la recherche est une idée très familière aux artistes et constitutive de leur ethos. Mais si cet ethos crée l’évidence chez l’artiste que le cœur et le sens de son travail relèvent de quelque chose qui se nomme recherche, pour autant, dans le champ du théâtre, il peut se trouver en contradiction avec les exigences historiques du théâtre populaire ou du théâtre public. Cette problématique se cristallise tout particulièrement dans la dimension de l’expérimental ou de l’expérimentation, inhérente au travail théâtral depuis un siècle, et dont les valeurs sont instables et mouvantes.


 

Workshops

 

à la MSH le 21 juin

Marion Boudier et Guillaume Mazeau : “Performer l’archive”

Comment passer du document à la parole théâtrale ? Nous expérimenterons la prise de parole publique à partir de certaines archives ayant servi à la création de Ça ira (1) Fin de Louis de Joël Pommerat, fiction politique contemporaine inspirée du processus révolutionnaire de 1789. Cela sera l’occasion d’interroger les liens entre “dramaturgie documentaire” et “écriture de plateau” ainsi que les porosités méthodologiques que ce type de processus de création entretient avec la recherche en sciences humaines et sociales.

 

Chloé Lavalette  : « Désirs, déchets, projets : Atelier de recyclage performatif »

L’esprit de cet atelier serait de produire des gestes performatifs à partir de ce que nous laissons de côté lorsque nous tentons de mettre en forme une pensée dans un cadre institutionnel : brouillons,  repentis, paragraphes sautés lors d’une communication, obsessions personnelles, digressions avortées, associations poétiques jugées non pertinentes… que racontent ces exclusions ? Peuvent-elles constituer des points de départ vers d’autres formes pour le partage du savoir ? Les participants seront invités à apporter un « déchet » et à raconter son histoire ; nous essaierons alors de leur inventer de nouvelles vies.

 

Claudia Triozzi  : “Corps - Voix”

Danser ? Performer ? Actionner ? Agir ? Je dirais composer un espace tout en risque et en spontanéité. Expérimenter ! Où suis-je avec ma perception du corps ? et comment j’aime le penser ? Créer des expériences directes utilisant notre mouvement naturel, celui qui nous fait parcourir, qui nous fait soulever, déplacer, rire, regarder, auquel nous songions et qui ne nous appartient pas, celui qui marque le temps et ses affects, celui qui nous fait voir d’une façon particulière le monde qui nous entoure et nous fait agir.

Nous envisagerons le traitement de la voix comme espace de manifestation concrète matérialisée par un imaginaire et une expressivité indissociable d’un corps en œuvre. La vocalité sera traitée comme mouvement et comme puissance de figuration.

 

au centre Pompidou le 22 juin

Arthur Igual : “Improviser à partir du Capital de Marx”

Comment écrire collectivement à partir d’essais politiques ? Comment passer des connaissances théorique au récit théâtral ? A partir de lectures et d’improvisations, nous expérimenterons une forme de recherche au plateau, telle que nous l’avons notamment pratiquée avec Sylvain Creuzevault et le collectif D’ores et Déjà pour Le Capital et son Singe

 

Laurent Pichaud : “Performer la recherche”

Alors que je commence à pratiquer une thèse création, je vois apparaître un miroitement : le vocabulaire de la sensation théorique vibre.

Le « processus » dit chorégraphique  s’éblouit maintenant dans la « méthodologie » de recherche, la « dramaturgie » se compose sous forme de « plan », le « plateau » de la scène de danse se fait « page ».

Performer la recherche devient le parfait outil pour être travaillé par ce que je travaille, et tout ce que nous pourrons dire et faire lors de ce court workshop  se fera « performance » .

 

au théâtre Nanterre-Amandiers le 23 juin

Frédérique Aït-Touati : “Le théâtre comme laboratoire”

En partant de diverses expériences de savoirs performés que je mène avec Bruno Latour depuis une dizaine d’années (Gaia Global Circus, Le théâtre des négociations/Make it work, INSIDE, Les ateliers de politique terrienne), j’interroge sur les formes, les limites et les qualités heuristiques de telles expériences entre théâtre, philosophie, écologie et politique. Qu'implique le fait de travailler à partir de savoirs issus des sciences dites dures ? Comment s’organise le travail de troupe lorsqu’il implique des chercheurs, des architectes, des philosophes et des gens de théâtre ? En quoi la scène peut-elle devenir un lieu de recherche ou de test d’un savoir en cours de constitution ? Ce sont de telles questions qui seront partagées et débattues, en proposant aux participants de travailler à partir d’exemples pratiques.

 

Ambra Pittoni : “Incarner le savoir. La recherche comme création d'une condition collective”

Dans son exubérance intrinsèque la recherche en art nécessite un environnement très different de celui de la recherche scientifique pour être cultivée et appréciée : il pourrait s’agir d’un autre type d’attention, basé peut-être sur la distraction, l’incarnation, l’affection plutôt que sur la concentration ou la spéculation active.

Comment produire les circonstances nécessaire au partage de la recherche artistique ? Public ou chercheur, de quel genre d’attention avons nous besoin afin d’observer la divulgation de cette recherche ?

Cet atelier tentera d’explorer une nouvelle économie de la présence et les moyens aptes à produire les circonstances nécessaires à la recherche artistique.

 

Olivier Normand  : “Sauter comme Nijinski”

Vaslav Nijinski, illustre danseur des Ballets Russes était réputé pour la qualité extraordinaire de ses sauts. A partir d’un travail de recherche mené à l’Université Paris 8, je veux proposer un atelier de pratique et de rêverie autour de cette figure telle que la cristallise Nijinski. Au détour de l’abondante mythographie nijinskienne, certains témoignages nous donnent des indications techniques sur la manière dont le danseur fabriquait ses sauts légendaires. Nous prendrons appui sur ces documents pour essayer à notre tour, sans illusion ni esprit de sérieux, de sauter comme Nijinski - ou d’y rêver un peu mieux. L’archive sera notre professeur de danse.

 

Chloé Déchery: “Attention/Distraction. Développer un regard performatif” (workshop déambulatoire)

A l’occasion de cette séance, il s’agira de marcher et d’écouter, de marcher et de regarder, de marcher et de respirer, de marcher en silence - et d’écrire. Alternant pratiques d’attention (par l’écriture, par le mouvement, par le regard) et occasions de distraction et de dissipation, le parcours déambulatoire proposé tâchera d’explorer et de solliciter une expérience du décadrage et du plaisir de la désorientation, hors des sentiers battus.

Dialogues et Tables Rondes

 

Art/Science, Centre Pompidou, 22 juin

Yvain Juillard et Yves Rossetti : « Neurosciences et créativité : vers un positionnement du spectateur »

L’utopie que je me suis fixée est de tenter d’interroger, de définir et d’induire le positionnement d’un spectateur devenant témoin « actif » de ses propres  limitations, du fonctionnement inconscient de son cerveau, de ses mécanismes biologiques sans l’y réduire. C’est un positionnement où le spectateur est invité à devenir « acteur » afin que s’opère en lui  une forme particulière de dédoublement : il n’est plus seulement le spectateur d’une oeuvre mais devient également le spectateur d’une dimension biologique invisible de lui-même et qui, qu’il le veuille ou non, contribue à le fabriquer et à fabriquer ses perceptions de la réalité. Des perceptions qui ne sont peut-être pas si éloignées que cela d’une forme de fiction.

 

Claudia Triozzi. Rencontre avec un.e inconnu.e, Nanterre Amandiers, 23 juin

Ouvrir l’espace à une conversation où on ne saurait mutuellement rien de l’autre.

« Je ne les connais presque pas.

Je vais vers.

Leur expression et ce que leur voix donnera comme signe feront d’eux des présences nécessaires »

Claudia Triozzi

Tables-rondes, Nanterre-Amandiers, 23 juin

 

“Échange de bonnes pratiques en recherche-création en France” (Peachy Coochy)

Avec Laurent Pichaud (chorégraphe, enseignant Paris 8), Virginie Bobin (commissaire indépendante), Barbara Métais-Chastanier (autrice, dramaturge, MCF, études théâtrales, Université d’Albi), Emanuele Quinz (commissaire d’exposition, MCF, histoire de l’art et études théâtrales, Paris 8), Raphaëlle Doyon (MCF, études théâtrales, Paris 8), Flore Garcin Marrou (MCF, études théâtrales, Université de Toulouse), Sabine Quiriconi (dramaturge, MCF, études théâtrales, Université Paris-Nanterre). Modérateur : Eric Valette (Pr., arts plastiques, UPJV).

 

Perspectives internationales : « The Artist-as-Researcher / Theorist / Scholar / Philosopher : opening up ways of thinking on and through the stage »

Avec Yvon Bonenfant (artiste sonore, University of Winchester, Grande-Bretagne), Christophe Alix (artiste de la performance et directeur de l’Ecole supérieure des Arts de l’image Le Septantecinq, Bruxelles, Belgique), Gretchen Schiller (chorégraphe et Pr. d’études de danse, Grenoble), Efrosini Protopapa (chorégraphe et Lecturer, Dance Studies Roehampton University, Grande-Bretagne), Martina Rusham (teaching and research assistant, ATW Giessen), Luca Depietri et Marion Duval (artistes chercheurs associés à La Manufacture, Lausanne). Modératrice : Isabelle Barbéris (MCF, études théâtrales, Paris 7).

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Accès

Jeudi 21 juin, 14h-20h30 

MSH-Nord

20 Avenue George Sand, 93210 Saint-Denis

(métro Front Populaire - ligne 12)

Vendredi 22 juin, 11h-19h30

Centre Pompidou

Place Georges-Pompidou, 75004, 

Paris
(métro Rambuteau - ligne 11)

Samedi 23 juin, 9h30-21h

Théâtre Nanterre- Amandiers

7 Avenue Pablo Picasso, 92000 Nanterre

(RER A - Nanterre Préfecture)

Partenaires

EA 1571
Scènes du Monde

avec la collaboration du festival MOVE-Centre Pompidou

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Julien Fournet